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Trafic de jeunes filles ivoiriennes vers la Malaisie : alerte sur un réseau d’arnaque et d’exploitation

Un réseau bien rodé exploite la détresse et les rêves d’avenir de nombreuses jeunes filles ivoiriennes en leur promettant du travail en Malaisie. Derrière ces offres alléchantes se cache en réalité une escroquerie bien orchestrée qui plonge ses victimes dans la misère.

Une promesse de travail qui vire au cauchemar

Des jeunes Ivoiriens, bien implantés dans ce trafic, approchent des jeunes filles en leur faisant miroiter des opportunités d’emploi en Malaisie. Cependant, une fois sur place, elles découvrent avec effroi qu’aucun travail ne les attend. L’aéroport de Côte d’Ivoire étant strictement surveillé, ces individus utilisent des pays limitrophes pour faire sortir leurs victimes avant de les envoyer en Malaisie.

Détournement d’argent et abandon sur place

À leur arrivée, ces jeunes femmes sont logées dans un hôtel pendant un mois, période durant laquelle leurs bourreaux prennent leur argent pour le convertir en monnaie locale. Mais très vite, les trafiquants disparaissent avec leur argent, les laissant livrées à elles-mêmes, sans ressources, sans emploi et sans aucune maîtrise de la langue locale. Aujourd’hui, de nombreuses victimes se retrouvent en détresse en Malaisie, cherchant désespérément de l’aide.

Un réseau qui opérait depuis plusieurs mois

Selon les informations disponibles, l’un des principaux responsables, un certain Yann Koffi, aurait été arrêté en Malaisie en août 2024 pour des accusations d’escroquerie, de proxénétisme et de trafic de stupéfiants. Son arrestation ne met pourtant pas fin au réseau, puisque sa complice, présentée comme sa femme, continuerait d’opérer depuis Abidjan. Elle proposerait à certaines filles un départ vers l’Australie pour 4 500 000 FCFA et, en cas d’incapacité à réunir cette somme, leur conseillerait la Malaisie pour 2 500 000 FCFA. Une fois sur place, elles sont laissées sans ressources ni perspectives.

Des complicités et une filière bien organisées

La femme du suspect envoie les passeports en Guinée, où l’ambassade de Malaisie délivre les visas. Ce processus facilite le départ des jeunes filles sans éveiller les soupçons des autorités ivoiriennes. Aujourd’hui, plusieurs victimes se retrouvent en grande difficulté, sans aucun soutien.

Un appel à la vigilance

Le lanceur d’alerte Hassan Hayek, très actif sur les réseaux sociaux, a relayé cette affaire pour sensibiliser le public et empêcher d’autres jeunes filles de tomber dans ce piège. Il invite les familles à être extrêmement vigilantes face aux offres de travail à l’étranger qui paraissent trop belles pour être vraies.

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