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Un syndicat d’enseignants-chercheurs exige un passeport diplomatique et menace d’entrer en grève

Réunis en Assemblée Générale ordinaire, les membres du Syndicat Autonome pour Garantir l’Épanouissement des Enseignants-Chercheurs et Chercheurs (SAGEC) haussent le ton. Conduits par leur secrétaire général national, Dr Louis Marius Koba, ils interpellent les autorités sur leurs conditions de travail et annoncent un préavis de grève pour le mois de juin.

Parmi les principales revendications du SAGEC figure une demande pour le moins inhabituelle dans le milieu universitaire : l’obtention du passeport diplomatique. « On a besoin de passeport diplomatique pour se retrouver dans des meilleurs loges. C’est aussi pour faciliter les déplacements professionnels », a justifié Dr Koba, soulignant la nécessité de mieux représenter le pays dans les instances scientifiques à l’étranger.

Mais au-delà de cette demande symbolique et pratique, le syndicat plaide également pour :

* La revalorisation des salaires,

* L’amélioration de la prime de recherche,

* L’octroi d’une enveloppe forfaitaire de 2 millions de FCFA pour soutenir les travaux scientifiques,

* La révision des barèmes liés à l’encadrement des étudiants,

* Et de meilleures conditions de promotion.

Le cœur de la revendication reste néanmoins l’adoption d’un statut particulier adapté aux réalités spécifiques du corps des enseignants-chercheurs et chercheurs.

Selon Dr Koba, les textes régissant le métier notamment les décrets de 1970, 1978 et 1993 sont aujourd’hui dépassés et inadaptés aux exigences actuelles du métier.

Malgré plusieurs courriers adressés aux autorités en juin 2024 et février 2025, les revendications sont restées lettre morte. En réaction, l’Assemblée Générale du syndicat a annoncé le dépôt d’un préavis d’arrêt de travail pour la période du 10 au 12 juin 2025, avec notification prévue dès le mardi 27 mai.

Pour le SAGEC, l’heure est désormais à la mobilisation. « Nous avons été patients. Aujourd’hui, nous sommes déterminés à obtenir ce qui est dû aux enseignants-chercheurs pour leur permettre d’assurer pleinement leur mission », a conclu Dr Koba.

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