C’est une démonstration de force incontestable sur l’échiquier politique sénégalais. Ousmane Sonko a été reconduit à l’unanimité à la tête des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF) lors du congrès de ce week-end.

Cette réélection intervient dans un climat politique inédit, marqué par une rupture ouverte avec le président Bassirou Diomaye Faye après son limogeage de la Primature et l’installation d’une situation de « cohabitation » de fait.
Ce qu’il faut retenir de ce plébiscite
Malgré les turbulences au sommet de l’État et son départ du gouvernement, la base et les cadres du PASTEF font bloc derrière leur leader historique. Son autorité au sein du parti reste absolue.
Désormais installé au perchoir en tant que Président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko rappelle la puissance de son parti, qui détient 130 des 165 sièges. Depuis sa nouvelle position, il entend bien faire jouer à plein le rôle de contrôle de l’action gouvernementale.
Tout en affichant sa force (en rappelant que son parti a le pouvoir de faire tomber le nouveau gouvernement en 72 heures s’il le souhaitait), Ousmane Sonko prône l’apaisement. Il refuse la censure systématique et appelle le chef de l’État à un « dialogue politique intelligent et constructif« pour préserver la stabilité et l’investissement au Sénégal.
Avec cette reconduction stratégique, le patron du PASTEF montre qu’il conserve la haute main sur l’appareil militant et parlementaire, se positionnant plus que jamais comme le pivot central de la politique sénégalaise.































